FormationsLicence généraleHistoire

Licence Histoire

Objectif

L’objectif premier de la licence histoire est de former des historiens mais elle vise aussi à transmettre des compétences susceptibles de préparer à l’exercice d’un métier dans des champs divers et de fournir une culture favorisant l’épanouissement personnel et l’engagement citoyen.

La spécificité de la Licence d’histoire à Aix-Marseille est de mettre l’accent sur une diversité d’aires géographiques : la Méditerranée tout d’abord, mais aussi les mondes arabes, africains et asiatiques. Cette Licence offre en outre une orientation franco-allemande, dans le cadre du cursus binational Aix-Tübingen.

La licence offre une ouverture vers d’autres disciplines : en première année, l’étudiant choisit entre trois portails (« Histoire-Géographie », « Histoire, Sociologie, Anthropologie, Géographie », « Archéologie, Histoire, Histoire de l’Art ») qui sont l’occasion de découvrir d’autres disciplines. À partir de la deuxième année, l’étudiant choisit entre quatre parcours en fonction de ses goûts et de ses perspectives : Histoire renforcée ; Histoire-documentation-médias ; Histoire-Géographie ; Histoire-Langues-Civilisations.

La Licence ouvre sur un master (« recherche » ou « professionnel ») solidement implanté auprès des acteurs locaux de la culture, de l’enseignement et de la recherche (à travers la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme).

Public visé

Tous les étudiants en première orientation après le Baccalauréat ou en réorientation, manifestant un réel intérêt pour cette discipline, de la curiosité et une volonté d’apprendre ; une maîtrise suffisante des techniques d’expression écrite et orale en français est nécessaire.

Conditions d'admission

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Structure et organisation

La licence « Histoire » est associée, en L1, à la licence « Histoire de l’art-archéologie » dans le portail « Archéologie-Histoire-Histoire de l’art ». Au premier semestre, le partage des UE est paritaire : les étudiants suivront deux UE fondamentales en « Histoire » et deux UE fondamentales en « Histoire de l’art-archéologie », ainsi qu’une UE de langue et une UE de Méthodologie du Travail Universitaire organisée par la discipline d’inscription de l’étudiant.

Au semestre 2, une spécialisation est proposée aux étudiants. Outre l’UE de langue et l’UE de méthodologie du travail universitaire, ils choisiront entre deux formules : soit deux UE fondamentales dans leur discipline d’inscription et deux dans l’autre ; soit trois UE dans leur discipline d’inscription et une dans l’autre. La logique du portail est maintenue, ainsi que les possibilités de réorientation en fin de première année, mais une spécialisation progressive est aussi possible.

La licence « Histoire » est aussi associée à la licence « Géographie-Aménagement » au sein du portail « Histoire-Géographie » en L1.

Au premier semestre, l’enseignement est paritaire : les étudiants suivront 40% de leur enseignement dans chacune des deux disciplines du portail (40% + 40%), ainsi qu’une UE de langue (10%) et une UE de Méthodologie du travail universitaire (10%) dans la discipline d’inscription.

Au semestre 2, 40% (2UE) de l'enseignement sera obligatoirement dans la discipline d’inscription et 20% (1UE) dans l'autre discipline. Les derniers 20% (1UE) seront au choix : soit dans la discipline d’inscription (= renforcement disciplinaire), soit dans l'autre discipline du portail. L’UE de langue et celle de Méthodologie du travail universitaire fonctionnent comme au premier semestre.

La licence « Histoire » est enfin associée à la licence « Géographie et Aménagement », à la licence « Sociologie » et à la licence « Sciences de l'homme, Anthropologie et Ethnologie » au sein du portail « Sciences de l'Homme et de la Société (SHS) ».

Au premier semestre, les enseignements sont communs aux mentions du portail. Un enseignement de méthodologie du travail universitaire, organisé par chacune des quatre disciplines impliquées, est proposé aux deux semestres de L1 (10%), ainsi qu'un enseignement de langues vivantes (10%). Dans le cadre du portail SHS, chacune des 4 filières impliquées proposera une UE d'enseignement disciplinaire (soit 4×20% du total = 80%).

Au semestre 2, 40% de l'enseignement (2UE) sera obligatoirement dans la discipline d’inscription, 20% (1UE) sera choisi dans une des trois autres disciplines du portail. Les derniers 20% (1 UE) seront au choix : soit dans la discipline d’inscription (= renforcement disciplinaire), soit dans une des trois autres disciplines du portail.

Au sein du portail, les étudiants pourront se réorienter vers la mention de leur choix à l’issue de la validation du premier semestre ou de la première année. Dans ce dernier cas, ils devront avoir validé au moins 12 crédits dans la discipline choisie. En deuxième année, ces étudiants en réorientation devront suivre une UE de semestre 2 de la nouvelle mention en lieu et place de l’UE d’ouverture.

La spécialisation dans la mention s’effectue progressivement, à partir du second semestre. En deuxième année, un enseignement « Projet professionnel et préfiguration de parcours » aide l’étudiant à affiner son projet ; un enseignement transversal forme aux compétences numériques et informationnelles. La langue vivante est obligatoire à chaque semestre de la licence.

L’enseignement se fait en présentiel mais les enseignants utilisent abondamment la plateforme numérique AMETICE que ce soit pour la communication régulière avec les étudiants ou pour la mise en ligne de documents (exercices, corrigés, contenus de cours).

Dans cet enseignement, nous nous attacherons à accroître la place de la pédagogie par projet dans le triple objectif de favoriser l’acquisition de l’autonomie, de promouvoir un apprentissage par la recherche et ainsi de renforcer les liens entre recherche et enseignement, favorisant par là une poursuite d’études vers le master.

Quant aux modalités d’évaluation, tout en demeurant différentes selon les UE – ce qui permet de contribuer à la liberté pédagogique mais aussi de tenir compte des capacités et des attentes différentes des étudiants – elles tendent vers un renforcement de la part prise par le contrôle continu qui permet de mieux suivre l’évolution et les besoins des étudiants, et éventuellement de mettre en place une pédagogie différenciée.

En outre, les étudiants peuvent suivre l’intégralité de la licence à distance (avec des choix d’UE limités) par l’intermédiaire du Service de la Formation À Distance (SFAD) au sein duquel une réflexion profonde est menée afin d’accroître l’interactivité entre enseignants et étudiants.

La licence est proposée en formation initiale et continue.

Les stagiaires de formation continue bénéficient de modules transversaux spécifiques proposés par la composante et qui portent notamment sur la liaison avec le monde socioéconomique, la professionnalisation, la recherche documentaire, l’utilisation des ressources disponibles à l’université, la valorisation des connaissances et des capacités, l’élaboration du projet.

Le volume horaire de la licence est de 1500 heures, soit 500 heures maximum par année

Les enseignements de langue vivante pour non spécialistes de langues (LANSAD) représentent 18 ECTS sur les 3 années soit 180 heures. La progression en langue vivante de chaque étudiant est prévue dans le cadre d’un partenariat entre la licence et l’offre LANSAD des départements de langues vivantes de l’UFR ALLSH.

Un enseignement complémentaire en langues est prévu au sein du parcours « Histoire-Langues-Civilisations ».

Connaissances à acquérir

La Licence d’histoire permet d’accéder à une culture générale historique qui couvre l’ensemble des quatre périodes de l’histoire (Antiquité, Moyen Âge, Époque moderne, Époque contemporaine) qui sont étudiées à part égale. Si une majorité de cours porte sur l’aire européenne, les cultures non occidentales sont aussi amplement représentées (Méditerranée, monde arabe et musulman, monde africain, monde asiatique). La discipline historique est étudiée dans la diversité de ses aspects : histoire politique, religieuse, culturelle, économique et sociale ; étude des techniques, des courants artistiques et idéologiques, étude du genre. De même, l’ensemble des supports documentaires est présenté : sources écrites, visuelles, archéologiques, orales.

Parallèlement, la licence est une initiation au métier d’historiens et une sensibilisation aux enjeux, aux méthodes et aux débats relatifs à la construction du savoir historique.

Enfin la licence est un apprentissage des méthodes universitaires qui impliquent des savoir-faire nombreux : maîtrise de l’écrit, travail de l’oral, analyse critique de documents, argumentation, commentaires de documents, dissertation etc.

Compétences visées

La Licence d’histoire permet de développer différentes compétences :

1- Capacités d’analyse et de synthèse ; l’étudiant apprend à

  • Rassembler et analyser des informations provenant de sources différentes ;
  • Analyser des situations complexes en multipliant les points de vue ;
  • Mobiliser ses connaissances pour identifier et résoudre un problème ;
  • Proposer des solutions neuves ;
  • Rassembler et synthétiser les informations pertinentes ;

2- Capacités de raisonnement et d’écriture :

  • Développement d’une maîtrise de la rhétorique et du discours argumentatif utile dans différents métiers, concours et examens
  • Développement de la capacité à l’échange d’idées argumentées ;
  • Capacité à construire (à l’oral comme à l’écrit) un discours argumenté ;

3- Capacités d’autonomie et de travail en groupe

Le propre de l’enseignement universitaire est de chercher à susciter l’autonomie de l’étudiant sans négliger sa capacité à travailler collectivement, ce qui implique :

  • La capacité à poursuivre les études par soi-même et pour soi-même et donc développer ses aptitudes au cours de la vie ;
  • Le goût pour l’enquête et la curiosité intellectuelle ;
  • La capacité à organiser soi-même son travail ;
  • Un esprit critique ;
  • La capacité à travailler en équipe ;

Stages et projets encadrés

Pour les stages non obligatoires, l’établissement de la convention de stage est assuré avec l’appui de l’administration de l’UFR via la plateforme ipro http://ipro.univ-amu.fr

Cette plateforme permet à l’étudiant d’accéder et de postuler aux offres de stage et d’emploi, de suivre ses candidatures, de demander l’autorisation de stage à son responsable pédagogique et de rédiger sa convention de stage.

Les projets tutorés permettent de mettre les étudiants dans conditions de travail proches de l’entreprise avec un accompagnement par les enseignants de la formation.

Débouchés professionnels

Les débouchés de la licence d’histoire sont divers :

  • Métiers de l’enseignement : des UE spécifiques et un parcours particulier (parcours 3) sont pensés afin que les étudiants puissent, à l’issue de la Licence, préparer les concours pour les professeurs des écoles ou de l’enseignement secondaire (Capes).
  • Métiers de l’administration : les compétences acquises en matière d’analyse, d’argumentation et de rédaction constituent autant d’atouts pour se préparer aux métiers de l’administration. De plus la licence d’histoire peut être adossée à un Diplôme d’Université allant dans ce sens.
  • Métiers du journalisme : la construction de l’histoire est intégralement fondée sur l’étude critique des sources ; associée aux compétences en terme de rédaction, la Licence d’histoire constitue ainsi une excellente préparation aux métiers du journalisme. Le parcours 2 de la Licence est particulièrement orienté vers ces métiers.
  • Métiers de la culture et du patrimoine : la licence d’histoire apporte bien évidemment la culture historique générale nécessaire à ces métiers ; en outre, le parcours 4 (qui fait une grande part aux langues vivantes), ainsi que la pratique régulière d’exercices oraux, fournissent des compétences en terme de communication.
  • Métiers de la documentation et de la médiation culturelle (bibliothèques, musées, archives, conservation) : le parcours 2 est orienté vers ces métiers.
  • Métiers de la recherche historique soit, par le biais d’une poursuite d’études, dans les institutions centrales (Université, CNRS), soit dans les collectivités territoriales qui recrutent au niveau L3 ou Master, soit encore dans les entreprises qui entendent communiquer autour de leur histoire.
  • Métiers à perspective internationale : l’enseignement d’histoire fait une large part aux différentes aires culturelles du monde et, notamment dans le parcours 4, il accorde une grande place aux langues vivantes ; c’est ainsi une bonne préparation aux métiers associatifs ou publics liés à l’international.
  • Tous les métiers qui demandent une certaine maîtrise de l’écrit et des capacités de rédaction.

Poursuite d'études

Après la Licence d’histoire, l’étudiant peut envisager diverses poursuites d’études selon les débouchés visés

  • Master (recherche ou professionnalisant) dans le domaine des sciences humaines, en particulier le master Histoire, Civilisations, Patrimoine.
  • Concours divers : administration, professorat des écoles, enseignement secondaire (MEEF), agrégation.
  • Ecoles plus spécialisées

Partenariats

  • Partenariat avec l’université de Tubingen : Tub’Aix.
  • Conseil de perfectionnement qui réunit des membres issus du monde socio-professionnel.

Aide à la réussite

Outre les cours, qui sont conçus pour apporter l’aide méthodologique nécessaire dans une difficulté croissantes, certains dispositifs spécifiques sont mis en place pour aider les étudiants : des personnels référents pour chaque année de Licence, un outil de communication en ligne (Ametice), des tuteurs.

Aide à l'orientation

Orientation progressive en licence 1 ou à l’entrée en licence 2 dans le cadre des portails ou selon une procédure proposée par les directions des études et La Commission Pédagogique. La pluridisciplinarité en licence 1 et les options à choix en licence 2 favorisent l’orientation progressive (conservation des crédits et de la plupart des notes).

Aide à la poursuite d'études et à l'insertion professionnelle

En 2ème année, tous les étudiants suivent un enseignement « Orientation, projet professionnel et numérique » pour être guidés dans leur orientation. De plus, les parcours constituent des préfigurations d’une orientation et contiennent des UE qui préparent de façon anticipée spécifiquement à tel ou tel concours.

Études à l'étranger

Outre un enseignement de langue obligatoire pour tous et renforcé dans le cadre du parcours Histoire-Langues-Civilisations, le souci d’internationaliser la formation repose sur trois piliers :

  • La Licence franco-allemande d'études intégrées en histoire (TübAix) associe les départements d'histoire d'AMU et de l'université Karl-Eberhardt de Tübingen (Allemagne). Les étudiants d’Aix-Marseille et de Tübingen qui suivent ce cursus passent la moitié de leurs études dans l’université partenaire. À l'issue de leur cursus, ils obtiennent un double diplôme de Licence (Licence d'Histoire / Bachelor of Arts), qui leur offre des débouchés internationaux dans les domaines de l’enseignement et de la recherche, de la culture et du patrimoine, des médias et de la communication, de l’administration ou de la diplomatie. Les étudiants sont sélectionnés par un jury binational et bénéficient d’un encadrement spécifique.
  • Des conventions Erasmus sont actives avec 25 destinations dans 8 pays européens, notamment les départements d’histoire de l’Université de York, de la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres, des Universités de Berlin et de Tübingen, de Prague. Des accords nombreux existent avec les universités du pourtour méditerranéen (Espagne, Portugal, Italie, Turquie etc.). Dans le cadre des échanges internationaux, les étudiants du département d'histoire peuvent également se porter candidats à des échanges vers l'Amérique du Nord, ainsi que l'Australie.