FormationsLic. professionnelleDroit et Économie du TourismeEnseignementsMéthodes Statistiques appliquées et Territoire

Licence professionnelle Hôtellerie et tourisme Spécialité Droit et Économie du TourismeUE Méthodes Statistiques appliquées et Territoire

Contenu

1) Objectifs de l'enseignement :

Le monde moderne est un monde d’évaluations statistiques qui envahissent tous les domaines de la vie courante. A fortiori, dans le monde professionnel du tourisme, on ne peut pas communiquer, transmettre une information, travailler sur un dossier, sans faire appel des méthodes d’évaluation induites par la logique de la théorie statistique d’observation.

Le cours proposé est déformalisé et à objectif très pratique : il s'agit d'un cours d’interprétation de la statistique sans formule mathématique, afin de s’adapter au mode professionnel, de comprendre la logique des méthodes et d'éviter les pièges du domaine.

2) Plan du cours :

Chapitre 1 : Les enquêtes

L’objectif est, d’une part, de comprendre ce que signifient les concepts dans ce domaine (par exemple « le hasard » du statisticien, comparé à celui du profane, le « biais » dans une enquête, « l’échantillon », etc.), et d’autre part, les techniques d’enquêtes, de sondages, et d’élaboration de questionnaires (SAS et Quotas). On insiste ici sur la compréhension des logiques de construction de ces techniques pour pouvoir s’adapter facilement à un cas réel.

Chapitre 2 : Les tableaux, leur lecture et leur construction

Les problèmes pratiques de dimension, de titres et de sources, de typologies y sont décrits. La formalisation est simplifiée au maximum. La compréhension des quelques symboles statistiques traditionnels, n’est pas indispensable pour un étudiant qui veut rester strictement « littéraire » : il lui suffira de comprendre la logique et l’essentiel du message sera acquis.

Chapitre 3 : Graphiques, diagrammes et autres messages visuels

Ce sont des instruments de communication chiffrée que l’on voit un peu partout , y compris dans les rapports professionnels. Ils sont moins « lourds » qu’un tableau mais plus attirants, et le message est visuel. Cependant, là encore il existe des règles strictes de lecture et d’écriture. Sont passés ici en revue les principaux types de graphiques (du diagramme en bâtons à l’histogramme, en passant par les cartogrammes et les graphiques semi-logarithmiques).

Chapitre 4 : Moyennes et variances : logique de construction et pièges à éviter

Dans le langage courant bien des gens ramènent tout à la moyenne ; c’est peut-être apparemment pratique, mais c’est parfois carrément faux ou du moins inapproprié. Sans faire de calculs compliqués, et à partir d’exemples, on choisira le bon indicateur dans la bonne analyse de la situation, tant pour les valeurs centrales que pour celles de dispersion (variances). Il y a dans ce domaine des pièges à éviter comme, en particulier, l’effet de structure dans les « lectures » de moyennes, largement développé dans deux exemples.

Chapitre 5 : Les indices

L’utilisation de ces instruments qui permettent de faciliter les lectures de chiffres est ici traitée de façon non formalisée. La simple mise en relief des évolutions de grandeurs dites « complexes » permet de comprendre les notions d’indices synthétiques, aussi bien dans le domaine de la méthodologie (indices de Laspeyres et de Paasche) que dans celui de la vie courante, dans laquelle, l’un d’entre eux, l’indice des prix à la consommation, est aussi sensible que mal connu, en général, par les étudiants.

Chapitre 6 : Les séries chronologiques

L’étude des variables repérées dans le temps, est assez particulière dans le domaine traditionnel de la statistique, mais sa logique doit être absolument connue pour qui veut analyser une évolution au moyen de composantes explicatives (tendance générale ou trend, variations saisonnières et accidentelles). Là encore, les formulations mathématiques sont remplacées par des processus d’interprétation et par des messages essentiellement graphiques.

Chapitre 7 : La corrélation

Savoir si un phénomène a, ou n’a pas, une influence sur tel autre (le niveau de diplôme sur le salaire, par exemple), savoir apprécier les liaisons directes entre deux variables (lien entre tel vaccin et telle maladie) sont des questions de tous les jours ; savoir les mesurer est l’ambition de la statistique mathématique. Sans exposer d’équations interminables (une seule formule simple), mais en se basant sur la logique traditionnelle d’investigation, on peut comprendre, résoudre, et interpréter des problématiques réelles.

Compétences visées

S'adapter aux chiffres et éviter les incohérences en milieu professionnel.

Langue utilisée

Langue principale utilisée par cet enseignement : Français.

Bibliographie

Bernard PY « statistique descriptive » Economica Cinquième édition.

Bernard PY « la statistique sans formule mathématique » Pearson éditeur, 3ème édition.

Pré-requis recommandés

Le cours s'adresse à des étudiants de tout niveau, y compris ceux qui n'ont jamais fait de statistique de leur vie.

Modalités d'organisation

Examen écrit de deux heures en fin de semestre.

Modalités de contrôle des connaissances

Pour plus d'informations sur les modalités de contrôle des connaissances, consulter le document « Modalités de contrôle des connaissances » de la formation sur le site feg.univ-amu.fr/formation

Volume des enseignements

  • Cours magistraux : 15 heures
  • Travaux dirigés : 5 heures

Intervenant

  • Bernard PY

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