FormationsMasterArchéologie et histoire de l'art

Master Archéologie et histoire de l'art

Objectif

Le projet s’inscrit dans la suite de la formation délivrée dans le cadre de la licence d’Histoire de l’Art et Archéologie, qui comprend deux parcours principaux, l’un consacré à l’archéologie, l’autre à l’histoire de l’art, ainsi qu’une licence professionnelle (Métiers du Patrimoine).

La filière recherche est représentée par 4 spécialités chrono-culturelles de la Préhistoire à l’époque contemporaine et un Master d’Excellence dédié à la formation en Archéologie sous-marine et des littoraux. La filière professionnelle ne comprend qu’une spécialité dédiée aux Métiers du Patrimoine.

Pour les spécialités recherches (1 à 5) l’objectif est de former les futurs archéologues et historiens d’Art à l’analyse des objets d’études selon une démarche scientifique robuste et complète. Il s’agit donc d’acquérir les outils pratiques, méthodologiques et conceptuels de la recherche (M1) et de les mettre en application (M2). Les savoirs, savoir-faire et compétences acquis leur permettront de postuler à un emploi dans leur champ de compétence, de se présenter aux différents concours de recrutement des organismes et institutions privées et publics ou de développer une recherche plus approfondie en Doctorat.

Pour la spécialité 6, mais aussi pour la nouvelle spécialité 3, les contacts intensifs avec le monde professionnel, par l’intermédiaire des enseignements et des stages, donneront aux étudiants la possibilité de s’intégrer plus directement dans des emplois relatifs à l’archéologie de terrain et à l’archéologie sous-marine, à la muséologie, à la gestion du patrimoine et à d’autres métiers en liaison avec la culture.

Public visé

Toute personne montrant un intérêt marqué pour les disciplines enseignées et satisfaisant les conditions d'admission.

Conditions d'admission

Licence 3 ou équivalent (soit 180 crédits ECTS) dans le champ d'études souhaité. Possibilité d’intégrer sur dossier le Master avec une licence dans un autre champ disciplinaire.

Structure et organisation

Typologie des spécialités :

Quatre spécialités Recherche qui couvrent les champs de la Préhistoire, de la Protohistoire, de l’Antiquité, du Moyen Age, de l’époque moderne et de l’époque contemporaine.

Une spécialité Professionnelle consacrée au Patrimoine bâti et enfin une spécialité Recherche à caractère professionnel en création orientée vers l’archéologie opérationnelle terrestre et maritime.

Les quatre spécialités Recherche reposent sur une structuration commune qui, en M1, est constituée d’une partie en tronc commun et d’une partie plus spécialisée. En M2, le tronc commun est réduit pour laisser la place à une plus grande spécialisation. Pour ces quatre spécialités, le volume horaire est identique d’une spécialité à l’autre.

Les heures d’enseignement dispensées sont peu importantes. L’importance des mémoires est lourde (18 ECTS en M1, 30 en M2). La nouvelle spécialité Recherche à caractère professionnel à une structure en partie commune avec les quatre spécialités Recherche, mais consacre un volume horaire plus important aux stages professionnels.

La spécialité Professionnelle est en revanche totalement autonome en termes de structuration et de volume horaire par rapport aux quatre spécialités recherches. Aucun enseignement n’est commun.

Régimes d'inscription

Cette formation est accessible en

  • Formation initiale (FI)
  • Formation continue (FC)

Connaissances à acquérir

Les spécialités recherche visent l'acquisition de connaissances communes à tous les parcours :

• les outils et méthodes scientifiques pour l’analyse du matériel d’étude de l’Archéologie et de l’Histoire de l’Art

• les contextes historiques, anthropologiques et sociaux permettant de contextualiser les objets d’étude

• l’utilisation des bases de données et des référentiels documentaires

• des connaissances professionnelles concernant la pratique de l’archéologie de terrain et subaquatique

Pour la spécialité Métiers du Patrimoine, elle vise à la maîtrise des connaissances professionnelles concernant la conservation du patrimoine monumental, y compris dans les aspects techniques et réglementaires.

Compétences visées

- maîtrise des outils de la recherche

- compréhension des questionnements scientifiques actuels

- capacité à formaliser les raisonnements et les démonstrations

- restitution de la recherche par la rédaction de mémoires témoignant de la capacité des étudiants à définir et développer une problématique conforme aux exigences de notre domaine d’étude (en particulier maîtrise de la bibliographie et établissement raisonné d’un corpus documentaire), tout en faisant preuve des qualités requises dans la composition, la rédaction et l’illustration de leur travail.

Dans la spécialité professionnelle, la mise en place de projets et l’élaboration des dossiers qui s’y rapportent sont fondamentales.

Stages et projets encadrés

Un stage de participation est obligatoire dans l'ensemble des spécialités. Sa durée varie entre 2 et 10 semaines.

Débouchés professionnels

• Archéologue responsable d’opération ou chargé d’études dans le domaine de l’archéologie préventive métropolitaine.

• Agent de la fonction publique d’état et territoriale (Direction régionale des affaires culturelles, services régionaux de l’Archéologie, services archéologiques territoriaux, agents du patrimoine, musées)

• Agent des offices de tourisme et autres organisations dédiées à la mise en valeur patrimoniale et/ou touristique.

• Médiateur culturel.

Les débouchés sont en pleine expansion en liaison avec les nouvelles attributions des collectivités locales et territoriales dans le cadre de l’extension de l’Archéologie préventive et de la réorganisation des services de l’État dans le domaine des Monuments Historiques. Ils concernent essentiellement des postes techniques et administratifs. Cette formation offre par ailleurs la possibilité de préparer certaines épreuves du concours de la fonction publique de catégorie A.

Poursuite d'études

thèse de doctorat.

Liens avec le milieu socio-économique

La formation est déjà fortement associée à des institutions régionales et nationales. Pour les spécialités Recherche du Master, ces collaborations concernent à la fois les enseignements, dont certains sont délivrés par des membres de la DRAC PACA et de l’Institut National d’Archéologie Préventive (INRAP), et les stages souvent effectués dans le cadre des musées régionaux, voire nationaux. Pour les spécialités Recherches et professionnelle (3) et Professionnelle (6), ces liens sont complétés par des ouvertures vers le secteur privé, aussi bien pour l’enseignement que les stages. Cette politique s’est révélée fructueuse en termes de formation et d’emploi. La formation permet l’implantation dans le tissu régional d’étudiants venus d’horizons divers. Ils occupent dans les communes et les collectivités territoriales des emplois relatifs à la gestion du patrimoine et du tourisme.

Adossement à la recherche

Adossement aux différents laboratoires de la MMSH :

• Centre Camille Jullian (CCJ),

• Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire Europe Afrique (LAMPEA),

• Laboratoire d’Archéologie Médiévale Méditerranéenne (LA3M),

• Institut de Recherche sur l’Architecture Antique (IRAA),

• Temps.Espaces.Langages.Europe Méridionale.Méditerranée. (TELEMME) et avec la recherche effectuées dans les institutions régionales et nationales : Mucem, Musées, Inrap, services archéologiques…

Aide à la réussite

En filière recherche, tous les étudiants sont suivis par un directeur de recherche et leur travail est adossé à un laboratoire d’accueil.

Le faible effectif de la spécialité Métiers du Patrimoine permet un suivi personnalisé.

Aide à l'orientation

Les directeurs de recherches et les responsables de spécialité conseillent et orientent les étudiants tout au long du cursus.

Aide à la poursuite d'études et à l'insertion professionnelle

Les stages pratiques obligatoires et facultatifs combinés à l’insertion dans le milieu professionnel au travers des laboratoires d’accueil permettent aux étudiants d’avoir une vision claire et objective des possibilités d’insertion professionnelles.

Études à l'étranger

La mobilité concerne essentiellement le séjour des étudiants dans une université européenne dans le cadre du programme Erasmus, en fonction des conventions établies par notre université. En règle générale ces séjours sont d’une durée d’un semestre, ils sont en relation avec le domaine et le sujet de recherche de l’étudiant. Pour les spécialités 3 et 6, ces séjours peuvent prendre la forme de stages.